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Les enjeux de l’accompagnement dans un monde complexe : sortir de la logique enfermante réussite/échec

Partageons tout d’abord un constat. Nous produisons aujourd’hui collectivement des phénomènes environnementaux, économiques et sociétaux dont personne, individuellement, ne voudrait. 

Dans les organisations, on parle de rigidité, de lourdeurs administratives et décisionnelles, de cloisonnement, de désinvestissement, de déshumanisation, de turn over, de risques psycho-sociaux…

Einstein nous l’a enseigné : « on ne résout pas les problèmes avec les modes de pensées qui les ont engendrés ».

Selon moi, le mode de pensée ayant engendré les impasses d’aujourd’hui pourrait se résumer par la dualité réussite / échec :  

· Nous recherchons la réussite indépendamment du sens de nos activités.

· Le système valorise ce qu’on l’on sait bien faire. La prise de risque et le droit à l’erreur sont mal acceptés. Les activités sont compartimentées et le pilotage est basé sur le contrôle.

Photo d'illustration

I. Premier enjeu : se libérer en se reconnectant au sens

La réussite est un but et nous en oublions de nous interroger sur le SENS de nos activités.

A quel besoins du monde nous sentons-nous appelés à répondre ? Quelle est notre mission auprès de nos principales parties prenantes et quelle ambition pouvons-nous partager pour les années à venir ?

Nous pouvons ainsi faire émerger une vision de ce qui nous guide et nous inspire à travers les 3 dimensions du sens : identité (qui nous sommes), signification (les valeurs dans lesquelles nous puisons notre motivation) et direction (là où nous voulons aller).

 Notre projet devient la boussole qui nous permet de garder le cap dans nos environnements instables.

En nous reconnectant au sens, nous faisons de la réussite une conséquence de la justesse de notre action et non plus un objectif en soit.

Nous avons déjà commencé à adapter de notre vision du monde aux enjeux de la complexité et nous allons pouvoir adapter nos modalités d’action pour susciter une nouvelle forme de performance.

II. Deuxième enjeu : repenser le comment travailler ensemble

Dans un contexte de complexité, la réalité peut être ambivalente et la densité des interconnexions ne nous permet plus de cloisonner la réalité ni de croire que nous allons pouvoir tout contrôler.  En renonçant à surinvestir le contrôle, nous nous interrogeons sur le COMMENT nous organisons nos activités.

Dans nos organisations, quelle place faisons-nous aux qualités relationnelles ?

S’il est possible d’accueillir et de se séparer, le changement n’est plus tabou. S’il est possible de demander et de refuser alors chacun devient responsable de ses besoins. S’il est possible de se tromper, alors il est possible d’être authentique et créatif. S’il est possible de remercier et de célébrer, alors il est possible de faire des feedbacks sur les voies de progrès.

 Le développement de la confiance, du droit à l’erreur et de l’autonomie relationnelle est un enjeu de performance, voire de survie.

En apportant du soin à la qualité de notre collectif de travail, et en accompagnant nos collaborateurs à être autonomes dans un système exigeant et bienveillant, nous mettons en place un cadre sécurisant propice à l’investissement professionnel et à la créativité. Les énergies sont libérées au service du projet.